Michel Jacquet
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Bibliographie

 

Romans

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Nina, la belle de mai

              Octobre 2007 Autres temps              

         Au fil de l’écriture,  Michel Jacquet n’a pu se résoudre à cette image péjorative et  trop superficielle d’une fille issue du petit peuple de la Belle de mai… A la corbeille la cagole devenue une cagade littéraire (cagade signifiant " grossière erreur ou bêtise ") ! Pour son cinquième roman, il nous présente une vraie héroïne de roman : Nina, une beauté méridionale conforme au joli nom de la Belle de Mai, quartier populaire du 3ème arrondissement de Marseille : " Concernant Nina, dit-il, j'ai préféré enlever ce coté cagole. J'ai trouvé qu'il était déplacé. Il était trop en décalage par apport à l'aventure qui arrive à cette femme. Donc pour parler de Nina c'est une jeune femme d'une trentaine d'année qui travaille dans une maison de retraite. Elle fait la connaissance d’un homme d'une cinquantaine d'année élégant, charmant. Tous deux tombent amoureux. C'est à partir de ce moment là que l'histoire démarre".

         Nous ne le comprenons pas forcément lorsque nous revenons à la première page de couverture laquelle  une belle brunette auréolée de bleus allant de l’azuréen au bleu nuit, nous offre son profil dans ce cocon tamisé… Elle est en position de tir, bras tendu et au bout un revolver de quatre pouces bien en main entre ses quatre doigts différents, l’index sur la détente.   Heureusement, elle ne vise pas le lecteur. Son tir est légèrement dirigé sur la droite. Donc, le danger ne vient pas de l’arme mais de la beauté et de la jeunesse de cette panthère brune au regard prédateur…

 

 Label Flic    

                                      

                                    Octobre 2006 - Autres Temps  

    

           Un flic en activité qui écrit des romans policiers fait en quelque sorte des heures supplémentaires, non ? C’est  pourtant ce qui  arrive à Michel Jacquet qui en deux ans, après « La Rouste » et « Le Nervi » en est à son quatrième opus, n' oublions « l’Enfer Blanche » écrit à compte d’auteur en 1993.

         Des années de galères dans les quartiers nord de Marseille ne semblent pas l’avoir rassasié d’enquêtes et de coups tordus. Facile, direz-vous, il n’a qu’à piocher dans son expérience pour trouver des histoires à raconter. Détrompez-vous, l’homme est suffisamment honnête pour les inventer et s’interdire d’utiliser ce que son métier pourrait lui fournir.

         On retrouve dans « Label Flic » le héros du tome précèdent : Raymond Garcia, policier en retraite que les affaires viennent tirer de sa thébaïde proche de Fuveau avec vue sur la Sainte Victoire. Une série de règlements de comptes déciment le milieu marseillais, dans laquelle semble plus ou moins impliqué un ami et ex-collègue du Nervi, Lucien Grammier, sombré dans la déprime alcoolisée. L’amitié c’est sacré pour le Nervi. Sous l’oeil furieux des jeunes collègues en activité, voici Garcia, et ses complices, le Mammouth et le Cricket qui repartent pour un tour. Ce sera pour découvrir derrière d’authentiques voyous, trafiquants et proxos, vieux parrains et jeunes caïds, l’ombre d’un vrai flic qui tire les ficelles de l’histoire. 

Par Jean Contucci

 

                                                      

 

                     

Le Nervi

                                            

     

                                     Septembre 2005 - Autres Temps

 

         C’est la rentrée et surtout c’est la rentrée littéraire. Arrêtez la bronzette, jetez votre « Da Vinci Code » aux oubliettes et remisez « Anges et Démons » avec vos sarments de vigne pour allumer la cheminée. Place à la littérature, la vraie.

         « Le Nervi ». Michel Jacquet récidive, le policier écrivain replonge pour une histoire qui sent bon Marseille et ses embrouilles. Putain de ville, elle vous colle à la peau dés les premières lignes. Ca commence à  la Belle de Mai et ça flingue page 16. On y trouve de la viande froide de la calanque Montredon au col de la Gineste et si je vous dis que Nasole se fait dessouder d’entrée, vous allez dire : Zou je l’achète.

         Parole, vous en aurez pour votre argent. Tout y est, flic ripoux, tenancier véreux et grand-père policier qui reprend du service. Parce que Le Nervi c’est un flic à l’ancienne, un dur, un taciturne qui ne renâcle  pas devant la baston. Lui, il ne prend pas le karcher pour nettoyer les crapules, il le fait comme dans le temps, à la main et parfois au douze.

         Plongez vite dans ces 187 pages de bonheur et vous verrez le monde encore plus noir que ce qu’il est et croyez-moi C’est bon pour le moral. Merci Michel.

   

La Rouste

 

                        Juin 2004 - Les presses du Midi                      

            Un parchemin qui vous fera oublier d’huiler le dos de votre lascive promise qui habite le string bleu voisin de votre bermuda de chez Tati qui vous colle aux roustons grâce au subtil mélange de votre transpiration avec la saumure, reliquat de votre dernier bain de l’après midi.        

         « La Rouste » de Michel Jacquet, un roman policier écrit par un policier de chez nous. Nous sommes dans la volaille de proximité, un poulet du terroir à la plume d’excellence. Il connaît bien le sujet l’ancien ! Nous croisons ses personnages tous les matins. Après quelques pages, tous les vieux beaux tenanciers de brasserie sur le vieux port ont quelque chose de monsieur Edouard, et si leur copain s’appelle Zè, L’embrouille n’est pas loin. Ca flingue dru au pays de Marius et Jeannette. Ca va si vite que la vengeance n’est pas un plat qui se mange froid. Sitôt servi, sitôt dessoudé. Une histoire d’homme d’honneur, de parole, où la justice et le droit ne s’écrivent pas dans les livres, où les codes ne vous éclairent pas sur le droit chemin à prendre.

         « La rouste », une vraie histoire marseillaise rouge de sang des méchants. A Marseille, en littérature, on craint dégun.  

        

                         

L'Enfer Blanche

                                                  Mai 1993 - Compte d'auteur  

         Les toxicos, la violence, les banlieues à risque et la prostitution, Michel Jacquet connaît. Policier à Marseille, il vit dans les quartiers nord de la cité phocéenne. C’est ce monde ou un de ces mondes, où se croisent les déshérités de toute sorte, qui a inspiré le roman de Michel Jacquet. Réalité ou fiction ? Qu’importe, comme semble le crier ce livre où un policier tente de sauver une jeune prostituée de l’engrenage de la drogue et de la prostitution.           

Avec « L’enfer blanche » Michel Jacquet signe un premier ouvrage qui traite d’un sujet actuel, la drogue, au travers de destins excessifs. Un roman noir, une vitrine de la vie.

 

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        Collectifs, Nouvelles,

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     Le noir dans le blanc

 

                                                                

                                          Juillet 2006 - Autres Temps

 

          Pour cette nouvelle Michel Jacquet et Lilian Bathelot ont reçu le prix du Jury

de Vars 2006.         

         Mais depuis quand Bathelot avait-il disparu ? De Guillestre jusqu’au refuge Napoléon, la question restait posée… Amateurs ou professionnels, les limiers se perdaient en conjectures, comme disent les gazettes. Lilian, le Sétois et son accent qui sentait l’anchois et le pastis, manquait cruellement à la joyeuse confrérie des polardeux du « Noir dans le Blanc ». Aucune trace à part les empreintes creusées par les motoneiges sur la neige fraîche.

Les conjonctures se multipliaient au même rythme que les verres de génépi dans les gosiers en pente d’Eric Hossan et Thierry Crifo. Quant au flic Michel Jacquet, entre un match de l’OM et une rouste à coup de minitel sur de malchanceux pré-mis-en-examen, Jacquet donc était dans le shwartz. Le noir si vous voulez, comme une soutane, comme un tunnel sans néon et sans fin. Bathelot avait  bien disparu entre l’office du tourisme et la résidence  Pierre et Vacances. Ca sentait le roussi et le Smalto noir, un parfum enivrant généreusement répandu dans la station.

Lilian réapparut le dernier de cette troisième édition. Il s’était consacré, disait-il, à quelques devoirs de vacances – comment écrire une nouvelle policière – auprès de têtes blondes de l’école locale. A vérifier…

         Ca se passait à Vars en avril, lors du Noir dans le  blanc n° 3.

 

 

             Noirs De Corse

 

 

                                    

 

                                        Juillet 2008 - Corsicapolar

 

Créé en Corse par l'association Handi 20, le projet d'éditer un receuil de nouvelles policières dans le but d'acquèrir du matèriel adapté aux personnes handicapées, prend, en 2008, des allures de véritable challenge. Partenaire de ce projet solidaire en faveur de l 'accessibilité, l'association "Corsicapolar", organisatrice du premier festival du polar corse et méditerranéen qui avait obtenu un succés remarqué à Ajaccio en 2007, mobilise pour cette initiative.  Le blog des auteurs corses et amis de la Corse, www.corsicapolar.eu , a battu le rappel des troupes et les réponses n'ont pas été longues à venir. L'appel à été entendu par de nombreux auteurs et bien au-delà de l'île. Vingt-six auteurs ont offert un peu de leur univers noir pour la réalisation de cette publication exceptionnelle qui comportera trente nouvelles inédites signées :   

          Danièle Piani, Elisabeth Milleliri, Martine Rousset, Marie-Hélène Ferrari, Arlette Shleifer,   Jeanne Tomasini, Marie-Catherine Deville, Jean-Pierre Santini,  Jean-Paul Ceccaldi,   Ugo Pandolfi,  Jean-Pierre Petit, Jacques Mondoloni, Jean-Pierre Orsi, Jean-Louis Vassallucci,     Pierre-Paul Battesti,  Jérôme Camilly,  Claude Ferrieux,   Denis Blémont-Cerli,   Jean-Michel Raffalli,   Okuba Kentaro, Michel Jacquet,  Eric Patris, Rémi Talbi,  Pietr'Anto Scolca. Patrice Antona chroniqueur de RCFM signera l'avant propos. 

 

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Collectif Théâtre

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Madame Olivier

Septembre 2008 - Overlittérature l'Ecaillé.

         « Madame Olivier » est overlittéraire. Nous l’allons montrer tout à l’heure. 

        Il faut, avant tout, voir au-delà de l’exploit. L’exploit ? Qu’un groupe d’écrivains de Marseille, pourtant très différents et pourtant très fracassés, arrivent tous ensemble à produire, par un travail de plus d’un an, un texte que l’on dirait écrit d’une seule voix (royale) et d’une seule plume (très bien taillée). Tiennent à l’unisson un propos.

        Ce propos n’est pas rien, sous le déchaînement strictement apparent de la rigolade, il est même au cœur d’un des combats déjà développé dans nos productions overlittéraires : à qui appartient la langue et à qui appartient la ville ? Ces deux chiennes doivent-elles d’ailleurs avoir un maître ou des milliasses ?

        Marseille, pour ne pas la nommer, doit-elle rester la ville où il est licite, courant et culturel de s’exclamer « Et mon vier Madame Ollivier ! Votre chien il encule le mien et vous dites rien ? »…Et même les jours de très gros emportement « Et mon vier Mme Ollivier ! Votre chien il encule le mien, devant le pharmacien de la place Estrangin et vous vous dites rien ? » (ce qui, dans cette formulation renforcée, résume le sens de la vie) ou la ville qui va s’arracher elle-même les mots de la bouche, se couper la langue, se bétonner l’esprit jusqu’à, par exemple, produire des dictionnaires dans lesquels elle s’interdirait à elle-même de parler sa propre langue ? Cela n’a rien de rigolo. 

        Mais pour réaliser cet exploit, cette bande de tchapacans a réalisé un miracle sans le vouloir et sans le savoir. Et par ce miracle, ils font la preuve de la profondeur de l’histoire, du sentiment populaire et de son avènement séculaire à la littérature ! En un mot ils sont overlittéraires na-tu-re-lle-ment.

        Ce qui convainc sans barguigner dans cette entreprise, c’est de la voir sur scène, jouée par ses auteurs et partisans. Et d’entendre et voir le public se tordre de rire. Ce n’est pas la vulgarité qui fait rire dans ce cas, comme on le voit désormais trop avec les pseudos comiques de télévision et sur un mode pire encore chez ceux qui se piquent de marseillades. Ce qui fait rire ? C’est le profond. 

         Un philosophe appellerait ça des racines invisibles; un psychanalyste, le retour du refoulé; un fada, l’inconscient collectif marseillais… Ils peuvent bien l’appeler un peu comme ils veulent car c’est bien de ça qu’il s’agit. On retrouve, intelligemment au goût du jour, dans sa forme moderne (au sens de notre présent historique et non d’une modernité d’apparence, mondaine et friquée) toute une histoire culturelle provençalo-marseillaise qui nous a formatés. Nous autres les issus de classes plutôt populaires, les enfants de l’école communale. Pas voyous, mais pas chichettes. Et nos pères et nos grands-pères avant nous.

          Voyez « Madame Olivier » et constatez que l’esprit, l’écriture et le spectacle boivent à la source du music-hall provençal du XIX éme siècle, puis des revues et autres opérettes et chansons marseillaises du XX éme siècle. Sans jamais singer « l’avant », sans faire « à la manière de ». Non, création brute et pure. On y retrouve le mélange de textes et de chant, le graveleux bien évidemment, une très noble obscénité. Des personnages excessifs, mais aussi patriciens et sympathiques, parfois ouvertement de mauvaise foi, violents, menteurs. Enfin, cette complicité permanente entretenue et dans le texte et dans le jeu avec le public. C’est avec lui que l’on joue. C’est avec lui que l’on partage les mots. C’est donc toute une « tradition » au sens noble et pas du tout conservateur, qui remonte à la surface et qui crée cette complicité avec ceux qui écoutent et regardent. La preuve ? Le rire déferlant. Pétrone lui même se marre !

        Cette tradition est même retenue dans l’emploi du travesti (ici Olive Olivier) et pas sur le mode drag queen, mais sur celui très antique de Margarido de la pastorale toujours jouée par un homme qui va obscènement secouer ses jupons au salut final et pensons également au personnage de Pénible  dans  « Un de la Canebière » qui se travestira en Tante Clarisse de Barbentane, ce qui permettra tous les sous-entendus les plus drôles et gras, mais jamais abusifs.

        Voilà pourquoi nous publions ce texte, parce qu’il est riche de présent et pétri de passé. Parce qu’il valide bien, au-delà de sa volonté affichée d’amuser, sa thèse : ceux qui ont chassé Mme Olivier du dictionnaire du marseillais, se sont tiré une courgette dans le pied. Ils étouffent ce qu’ils proclament défendre.

     Pour couronner notre triomphe collectif, nous avons obtenu une préface d’un directeur de scène nationale… parisienne ! C’est pas beau ça ? Il a pas eu honte lui ! De la petite entreprise quasiment clandestine, de la scène du théâtre de Septèmes-les-Vallons, où le spectacle fut créé, nous avons fait irruption jusqu’à des lieux inouïs ! Mme Ollivier est à deux doigts de cerner la capitale ! La boucle est bouclée, on s’encule en rond.

 

Extrait de la note de l'éditeur par Gilles Ascaride

 

 

 

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