Michel Jacquet
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Les Tchapacans

 

 

La troupe des tchapacans 

 

Debout :  Daniel Gomez, Michel Jacquet, Médéric Gasquet-Cyrus, Michel Sanz,  Gilbert "Tonton" Donzel, André de Rocca.  Assis : Serge Scotto, Eva Magni, le chien Sausicsse.

"Mon vier, Madame Olivier ! " 

 

On a trop souvent jeté l’opprobre sur mon vier : il est temps de redresser cette injustice. Sans faire de viers, justement (c'est-à-dire sans faire de chichis… quoique), parlons du vier. Certes, le mot désigne vulgairement la verge, le pénis, le membre viril, le vit, le…oui, le sexe masculin. Mais n’oublions pas que le vier fait aussi la joie des zoologues maritimes férus du vier marin. Ce dernier n’est en rien le muge d’un matelot, ni la verge d’un capitaine, mais bien une holothurie, cet échinoderme de forme allongée muni de ventouses sur la face ventrale et de papilles rétractiles sur la face dorsale. En provençal  (langue qui aime bien les images), on l’appelle aussi councoumbre de mar voire chichi de mer. Restons dans la métaphore animalière avec le vier d’âne (en provençal vié d’ase) qui désigne de manière triviale l’aubergine (la merinjano), mais aussi le sexe masculin. Mistral signalait dans son trésor dou Félibrige que la locution sies qu’un vié de muou (« tu n’es qu’un vier de mule ») signifie « tu n’es qu’un  imbécile »… et n’oublions pas le fameux vier d’ours !

Après ces allers-retours, revenons à mon vier, puisqu’on l’a souvent à la bouche, cette expression. L’interjection « mon vier ! », à juste titre considérée comme un juron, marque le faîte de l’exaspération et de l’énervement. «  Mon vier ! » s’exclame le bricoleur mains de pàti, lorsqu’il se tanque le clou dans la main ; « mon vier ! » jure l’automobiliste marseillais, lorsqu’un piéton traverse au passage clouté, l’obligeant ainsi à ralentir de 10 km/h ; « mon vier, eh ! » tonitrue au bout du fil le client exaspéré de jongler aves les touches de son téléphone pendant qu’une voix pré-enregistrée lui dit :  « Nous n’avons pas compris votre demande, veuillez taper sur * puis _ puis choix 1 ou -* choix 6 ou rappeler demain à partir de 9 heures… » ; « eh mon vier maintenant » gronde le chirurgien qui se rend compte qu’il vient d’oublier son i-Pod au fond de la panse de madame Gonzales, qu’il vient juste de recoudre…

Quand à madame Olivier, elle en a vu passer, des viers ! Mon vier, madame Olivier !   est sans doute l’une des expressions marseillaises les plus authentiques, même si elle a été injustement oubliée par le dictionnaire du marseillais de l’académie. Heureusement, un groupe de citoyens a imposé un procès pour réhabiliter la mémoire de madame Olivier…

Ils en ont même fait une pièce de théâtre, Madame Olivier (farce bouffonne marseillaise), qui devrait ravir les abonnés de la Comédie-Française.  

 

 

 

Ils en parlent sur la toile,    

 

- Corse noire,

- Supporters de Marseille,

- Fée Clochette,

- Flic corse,

- Chien Saucisse,

- Corsica Polar,

- La Provence,

- Club de la presse Provence,

- Anagnoste,

- Jean Devalon,

- Les supporters de l'OM.

 

Ils en parlent sur les ondes,

 

- Radio france bleu,

- France Info.

 

Ils en parlent à la télé,

 

 

- LCM,

- FR3.

 

                      

Merci à eux.                     

         www.lestchapacans.com 

"  Mon vier, je veux savoir moi.

C'est un engambi ou quoi ?

- Ho ! Calme-toi blond, et vas sur :

 www.lestchapacans.com 

 

© 2008